


[perspective personnelle des deux réfugiés]
[perspective personnelle d’une activiste oldenbourgaise]
[29/09/06-01/10/06] Les jours d’action devant le camp à Blankenburg
C’est dans le mois de septembre 2006 que la grève a commencé pour quatre semaines avec un refus par nous réfugié(e)s de consommer les repas de la cantine et de faire le travail d’un Euro l’heure et nous réclamions aussi en retour l’argent en liquide pour pouvoir cuire nos repas par nous même, en suite d’avoir le libre choix de nos médecins et le besoin d’argent en liquide et le logement décentralisé.
Vendredi 29.09.2006, nous avons remarqué un appel de solidarité venant des volontaires apportant des idées morales et produits alimentaires (pour nous donner plus de courage) ainsi que des indications pour les futures actions.
C’est à 15h que nous nous sommes regroupé(e)s pour changer des idées, connaissances, café et jeux et, à 20h, un débat sur les différents camps d’asile dans le Land de Niedersachen et le traitement donné par les dirigeants, conseils et autres..
Le jour suivant samedi 30.09.2006, nous nous sommes rendu(e)s massivement à la gare centrale d’Oldenburg pour manifester et avions fait le tour de la ville accompagné(e)s par des manifestants venant de différentes villes de l’Allemagne (Bremen, Osnabrück, Münster, etc..) pour expliquer au habitant(e)s d’Oldenburg le traitement que nous recevons de la part des autorités du camp.
[Début de la grève – 04/10/06]
Le 04 octobre nous étions environ 200 demandeurs/euses d’asile à participer à cette grève massive; presque tou(te)s les refugié(e)s qui vivent dans le camp. Nous nous sommes présenté au social (service point) pour présenter nos doléances de façon orale qui étaient surtout le système médical qui s’effectue par le manque de bon traitement que les autorités du camp nous donnent et peu importe la douleur, le traitement médical se donne le plus par les comprimés apaisante «paracetamol et les anti douleur», la mauvaise qualité du repas qui se donne le plus par la sauce blanche, riz, pommes, sauce rouge encore appelée ketchup puis la salade qui ne se donnait que par moment. Avions marre des expressions racistes fréquentes, des mesures bureaucratiques et notre durée de vie prévue dans le camp; car nous estimions par expérience chez beaucoup parmi nous qui avions fait plus d’années à Blankenburg que vivre dans le camp rend malade et avions promis au Monsieur le directeur Lüttgau que nous devions arrêter la grève s’il acceptait de goûter le repas ce qui n’a pas été fait et nos doléances n’ont pas étés pris en charge et c’est alors que le Directeur du camp Monsieur Lüttgau a décidé de nous inviter en ce jour pour un entretien mais, malgré cela, il ne l’a pris à nouveau au sérieux.
Et tout cela avec les encouragements et le courage sociable des organisations des réfugié(e)s, solidarités des activistes d’Oldenburg, Bremen, Münster, Osnabrück etc…
[05/10/06]
A 10h 30, pour nous faire écouter par les dirigeants du camp pour une seconde fois, nous avons décidé de manifester au social et dans l’enceinte du camp pour une démonstration, accompagné(e)s de banderoles et avions demandé à rencontrer la responsable de la firme MENU 2000 qui fait des livraisons de repas et le directeur du camp pour qu’ils puissent goûter le repas ; ce qui n’a pas été fait par le directeur mais par le responsable de la firme. C’est alors que Monsieur Lüttgau Directeur du camp Blankenburg et Bramsche dément en prétendent qu’il ne partage pas l’idée de nos revendications car selon lui, il trouve le repas et le système de santé mieux que ce qui est présenté dans la société en général, pourtant plusieurs études d’hygiène alimentaire d’une université de la place ont révélé que certains repas n’étaient pas appropriés pour nous.
[06/10/06]
Et le vendredi, nous nous sommes rendu(e)s massivement au centre ville et étions environs 200 à 250 personnes participant(e)s et accompagné(e)s du groupe de music Mono & Nikitaman pour informer le public de nos revendications.
[07/10/06]
Grévistes, groupes NoLager et quelques volontaires se sont rendus à Hamburg, ou il y avait presque environs 1000 participant(e)s pour la Journée d’action transnationale contre la restriction de migration et avions informé le public de Hamburg de ce qui se passe dans le camp de Blankenburg par des discours de certains de nos frères asilant(e)s.
[11/10/06]
Et c’est alors que viendra le début d’une assistance alimentaire par des activistes, boulangers/boulangères, marchand(e)s et autres qui sont venu(e)s pour nous encourager. La semaine suivante, un mercredi 11-10-2006 a été le début d’une démonstration dans le camp et la police a fait son apparition quelques minutes plus tard avec au total de 20 voitures et deux personnes de nous, originaires d’Afrique, ont étés arrêté(e)s et transféré(e) dans des différents camps d’asile (à Braunschweig et à Bramsche ) et un matin à 6:30h, un autre activiste de Turkie a été emmené dans un petit village appelé Schnega par un groupe de police parce qu’il servait d’interlocuteur avec la presse au cours des semaines de la grève et l’avait admis plusieurs fois; il commente amèrement en disant que son environnement résidentiel n’est que bâtit de cinq maisons . Nous avions aussi reçu beaucoup de répression concernant la conduite de beaucoup de nos frères dans des ambassades.
[13/10/06]
Sans résultat favorable, nous nous sommes a nouveau rendu(e)s le 13 octobre dans la ville d’Oldenburg et étions environs 300 personnes pour continuer à protester contre la politique de camp d’asile et avions essayé à nouveau de faire comprendre à la population. On a parlé du mauvais traitement que nous subissons par les autorités du camp en passant par des moyens de communications (tracts, music et autres).
[18/10/06]
Le 18 octobre , nous avions assisté à une projection cinématographique au cinek culture accompagné(e)s des certain(e)s habitant(e)s et étudiant(e)s de la ville d’Oldenburg concernant un documentaire sur le système des camps et le mauvais traitement que les habitant(e)s du camp de Bramsche/Hesepe ont reçu pendant des années antérieures. Leurs protestations, interviews des habitants du camp et ceux de la ville de Bramsche; puis avions répondus aux questions sur notre situation à Blankenburg; selon les participant(e)s, ils/elles déclarent d’avoir remarqué que les déclarations faites dans le film à Bramsche il y a quelques années sont similaire à ce qui se passe aujourd’hui à Blankenburg.
[20/10/06]
Nous étions une centaine d’habitant(e)s du camp de Blankenburg à assister à une conférence de presse qui s’est passé le 20 octobre près du lac devant le camp, accompagné(e)s d’activistes, étudiant(e)s, membres d’associations, presse régionale et la chaîne NDR (Norddeutscher Rundfunk) et quelques personnes ont évoqué leur expérience dans le camp par des questions réponses des participant(e)s. En ce même jour, il devrait y avoir une journée porte ouverte qui n’a plus été faite par des raisons donc nous ignorons et les dirigeant(e)s du camp ont imposé un refus de visite; mais certains reportages ont été faites hors du camp accompagnés d’interviews.
[25/10/06]
Pour que nos revendications soient pris au sérieux, nous étions environs 150 à 200 personnes certain réfugié(e)s de tous les trois camps de Niedersachsen (Blankenburg, Bramsche/Hesepe et Braunschweig) et les différents groupes antiracistes de Braunschweig, Göttingen, Osnabrück, Hannover, Bremen et Oldenburg. On a été environs 30 à 40 asilant(e)s venant de Blankenburg et certain(e)s ont fait des messages pour expliquer leur expérience en bref; C’était le mercredi 25 octobre dans la capitale de Niedersachsen à Hannover pour une démonstration contre la politique des camps et le traitement que nous subissons principalement à Blankenburg et avions aussi vulgarisé nos exigences au publique de cette grande capitale et aussi, avions transmis nos exigences au fractions du Landtag (parlement du land), parti politique FDP, le parti des verts etc... puis chez le ministre de l’intérieur.
[27/10/06]
Le 27 octobre, le groupe Yalla Yalla soundsystem a décidé de nous faire plaisir en organisant un concert devant le camp pour nous encourager à aller de l’avant avec des différents styles de music (Rap, reagae et reagae roots) et étaient aussi surpris(es) par la compétence de certain(e)s demandeurs/euses d’asile en matière de musique et surtout dans le même style que eux; car deux demandeurs d’asile ont aussi présenté leurs connaissances musicales en chantant en duo avec le groupe et Yalla Yalla aurait bien voulu terminer la soirée avec nous mais, la zone est touristique et n’est réservée que pour une certaine heure.
[31/10/06]
Nous nous entendions à faire une pause de la grève pour permettre une pause à certain(e)s de nos frères et soeurs qui n’ont pas eu la possibilité de supporter la pression des autorités concernant la visite constante de la police dans le camp puis aussi le rapport des certaine femmes du camp qui nous soumettrons certaines doléances en disant que pour le moment le repas va pour le mieux et qu’il sera préférable de faire une pause de la grève.
[01/11/06]
En vue de la rencontre du conseil municipal, nous profitions de l’occasion ce jour pour nous rencontrer au centre ville et informer à nouveau les habitant(e)s sur le système de camp dans le land Niedersachsen et le traitement que nous subissons particulièrement dans le camp de Blankenburg et feront le tour de la citée jusqu’au parlement en chantant sur des musiques d’information inclus sur notre situation ; arrivé(e)s à l’entrée du parlement, nous avons chanté pour nous faire écouter et avions assisté à la réunion du conseil municipal pour présenter nos doléances écrites aux député(e)s qui a été fait. Après plusieurs déclarations faites de façon positive par certains chefs de partis, ils/elles nous avons demandé de patienter pour une réponse dans trois semaines pour qu’ils soient étudiés.
[10/11/06]
Nous avons décidé de nous rendre à Bramsche pour encourager les habitant(e)s de de ce camp sur la grève qui s‘y passait en ce jour et étions surpris(es) par la masse de police qui s’y trouvait et avions manifesté accompagné(e)s des manifestant(e)s de la ville d’Osnabrück et Oldenburg et avions distribué des produits alimentaires. Accompagné(e)s de banderoles et instruments de musique fait à notre style, nous avions fait le tour du camp et aussi accompagné(e)s d’enfants qui passaient eux aussi à leur tour des messages en demandant plus de liberté ou la fermeture du camp en chantant pour essayer d’informer les habitant(e)s de cette ville sur la situation des réfugié(e)s.
[11/11/06]
Par invitation, nous nous sommes rendu(e)s au centre oecuménique de la ville d’Oldenburg pour un entretien avec les hommes des églises, amnesty international, Diakonie, différentes associations de droit de l’homme et certain(e)s groupes de travail d’asile et avions expliqué les raisons de la grève en nous basant sur certaines expériences passées dans le camp et la vie inhumaine que nous vivons et sans oublier le comportement qu’affichent les dirigeants de ce camp. Nos revendications ont été écoutées avec beaucoup d’attention et nous avons fait des dates nouvelles sur des réunions suivantes pour trouver une idée d’entente.
[21/11/06 au 09/12/06]
Informé(e)s sur des manifestations du camp de Blankenburg, les habitant(e)s du camp de Bramsche/Hesepe ont décidé le 21 novembre à leur tour de faire une grève pour exprimer leur sentiment par rapport au traitement qu’il reçoivent à leur tour et ont adopté ainsi les exigences qui ont été faites pendant la grève des réfugié(e)s du camp Blankenburg et ont souligné que Bramsche est une succursale de la ZAAB d’Oldenburg pour qu’une résolution positive soit faite dans le land Niedersachsen en matière d’asile et pour que tous les demandeurs/euses d’asile puissent profiter du droit qui leur revient et ont décidé à leur tour d’arrêter de consommer le repas de la cantine et de ne pas faire le travail d’un Euro l’heure dans l’espoir de se faire entendre par les autorités et ont demandé ensuite que leurs revendications soient intégrées avec celles de Blankenburg pour qu’il soient traitées ensembles car selon eux, le traitement que subissent les demandeurs/euses d’asile de Blankenburg est similaire à leur traitement concernant le droit de choisir le médecin librement, le repas, sans oublier les 150 enfants qui y vivent dans des conditions inhumaines.
Le 25/11/06, manifestant(e)s, demandeurs/euses d’asile et groupe NoLager des deux villes, environs 100 personnes, se sont rendu(e)s à Osnabruck pour informer les habitant(e)s de cette cité sur la vie dans les deux camps d’asile; ont chanté, distribué les tracts d’informations et ont fait le tour de la ville sur l’animation musicale.
Quatre jours plus tard dans la nuit du 29 novembre, la clôture du camp a été endommagé, environs 60 mètres et le jour suivant à 15 heures, près de soixante personnes du camp Bramsche et de NoLager ont à nouveau manifesté devant le camp pour sa fermeture et ont bloqué l’entrée pendant une heure et trente minutes.
Le 8 décembre, manifestant(e)s et activistes du camp Blankenburg/Oldenburg se sont rendu(e)s à Osnabrück pour soutenir les manifestant(e)s et activistes de Bramsche et étaient environ 80 personnes pour une démonstration qui à commencé à la grande gare de la ville par les chants et informations puis ils ont terminé par un tour de la ville en passant des messages d’informations aux habitant(e)s.
Le second jour, quelques activistes du camp de Blankenburg se sont rendu(e)s à Hannover en vue d’une démonstration pour soutenir les détenu(e)s de la prison de déportation accompagné(e)s par des centaines manifestant(e)s venu(e)s des quatres poles de Niedersachsen, ils/elles ont fait le tour de la prison en chantant des musiques d’encouragement et en passant des informations sur ce qui se passe dans politique d’immigration en Allemagne; puis quelques activistes de Blankenburg et autre se sont présenté(e)s et ont parlé de leur expérience dans les camps d’asile et tout celà avec la présence massive de la police.
[perspective personnelle des deux réfugiés]
Si vous regardez de l’extérieur à cette petite maison qui n’a pas l’air très accueillant (Alhambra) et vous ne connaissez pas les gens ne vous laissez pas induire d’avoir des pensées négatives. Pour nous, les gens du camp, il n’était pas facile de connaître ces gens. Je suis depuis un an et demi en Allemagne. Pendant cette période j’étais toujours au Klostermark. Bien qu’on a demandé souvent de l’aide, mais on a pas reçu du soutien. Dans ce temps on a décidé de faire une action contre le mouvais système dominant ici. Ces hommes (principalement de l’Alhambra spectre) nous ont saisi sous les bras et ont donné leur soutien Ils étaient en réalité toujours sur notre côté, mais nous ne les avons pas vus.
Ainsi, nous nous avons demandé toujours avant l’action comment nous pourrons adresser nos questions existantes aussi à la population d’Oldenburg. L’Alhambra a montré justement la différence. Ces gens sont resté(e)s à coté de nous pour la période de temps totale des protestations.
Dans cette situation, la population d’Oldenburg n’est pas restée inactive. Ceux qui sont venus chez nous, ont garanti les produits alimentaires nécessaires qui ont été emballagés chaque jour dans l’Alhambra dans des sachets et alors distribués dans une manière réglée aux gens vivant(e)s dans le camp. Environ 150 - 200 sachets ont été distribués chaque jour. Naturellement, l’argent pour l’aide était nécessaire. Nous l’avons dépensé en commun pour obtenir des moyens nécessaires. Il n’est pas resté, sans aucun doute, limité à cette aide. Nos questions étaient importantes et elles ont joué un grand rôle pour les hommes dans leurs secteurs et pour des initiatives de partis politiques et aussi dans l’admission dans la société civile démocratique. Nous, habitant(e)s de Klostermark, offrons notre respect/reconnaissance surtout à ces gens avec le coeur plein d’amour et à la population d’Oldenburg qui nous a traité dans ce sens sensiblement et aux toutes initiatives…
Rapport de la part d’un réfugié de Blankenburg qui a participé dans un mode intensif à la distribution de la nourriture
Autrefois je pensais que tous les allemands étaient racistes, qu’ils détestaient tous ceux qui sont étrangers particulièrement la peau noire. Je dis cela car c’est ce qu’on nous a inculqué comme savoir pour nous asilant(e)s vivant(e)s dans le camp notamment à Blankenburg. Mais à ma grande surprise je me trouve dans un groupe de travail composée d’allemand(e)s et bien d’autres nationalités européennes qui ne font pas une différence entre étrangers/ères ou africain(e)s. Chez eux tout homme est égal, c’est à dire pas de différence raciale. Pire encore la communication est très parfaite et l’ambiance de travail est très bonne. Incroyable n’est ce pas?
Depuis que je travaille dans ce groupe beaucoup de choses ont change en moi notamment la solitude. Aussi avec ce groupe de travail j ai appris beaucoup de choses comme exemple quels sont les droits de nous asilant(e)s que nous sommes. Puisque que tout le temps nous asilant(e)s nous sommes marginalisé(e)s, bafoué(e)s, nous recevons des traitements inhumains. Mais aujourd’hui je connais quels sont les droits de tous asilant(e)s que nous sommes.
Aussi en travaillant avec ce groupe j’ai beaucoup de contacts, c’est à dire des personnes de bonnes volontés qui sont prêtes à écouter les problèmes de nous asilant(e)s , à trouver une solution pour nos problèmes et à nous aider aussi bien financièrement que moralement.
En tout cas frères et soeurs asilant(e)s rejoignez à nous pour que notre groupe soit agrandit , que nous partagions ensemble nos idées avec ce groupe et que nous combattions toutes personnes ou toutes autorités qui tenteront de bafouer nos droits.
[perspective personnelle d’une activiste oldenbourgaise]
Depuis le début des années 90 il y a l’hébergement central de réfugié(e)s à Blankenburg.
Et aussi longtemps continuait-elle la lutte pour l’abolition du camp et l’hébergement décentralisé des réfugié(e)s à Oldenburg. L’intensité de la lutte était différente.
Avec les jours d’action contre le camp en septembre 2006 on voudrait montrer clairement à nouveau la résistance antiraciste d’Oldenburg et de Blankenburg. A l’Alhambra, un centre autonome de gauche, il y a eu une rencontre des activistes anciens/anciennes et nouveaux/nouvelles. On voulait créer un endroit d’échange entre des gens antiracistes de Oldenburg et les résident(e)s de Blankenburg. Tout s’est passé avec l’espoir que de tout ça il peut résulter une résistance contre le camp et contre le système politique, qui soutient ça.
Mais 2 jours après la fin des jours d’action, sur laquelle une réunion suivante a été décidée prudemment, beaucoup de plus génial est arrivé:
200 hommes de Blankenburg se sont organisé(e)s, ont fait une manifestation, ils ont formulé des revendications pour l’amélioration de leurs conditions de vie à Blankenburg et ont commencer la grève.
Nous mêmes, qui venons de la scène blanche, allemande, antiraciste étions surprises de la force de la résistance. On a eu de la chance: quelques-un(e)s avaient la force et le temps de soutenir la grève tout-de-suite avec la nourriture, les haut-parleurs pour manifester, avec des tracts, etc.
Les 4 semaines suivantes étaient très intensives: plusieurs fois par semaine il y a eu des réunions avec 70 à 80 participant(e)s. On a discuté des stratégies et on a fait de la politique dans des langues différentes. Jusqu’à la nuit on a écrit des tracts, peint des pancartes, distribué la nourriture. On a manifesté aux différents endroits, avec des gens venu(e)s des plusieurs villes. Des «concerts-manif» spontanés ont donné de la force. Le courage et la force des résident(e)s de Blankenburg avaient aussi motivé beaucoup de gens d’Oldenburg de participer aux manifestations et aux réunions.
Une coopération vraiment particulière a résulté de ces événements: on a grandi dans la lutte contre les camps, racisme etc. Dans les groupes de travail on continue avec la résistance aux différentes échelles. On est toujours ensemble en action.
En ce moment la lutte est un peu dure, car il faut du temps pour des changements. On a besoin des gens, qui participent dans des groupes de travail et aux protestations pour que la pression qu’on a commencé à faire et l’attention qu’on a retiré ne s’arrête pas.
Même si ça a l’air un peu pathétique: Se réunir et lutter ensemble avec autant de gens différent(e)s, avec qui on fait la connaissance dans la résistance, donnera de la force et du bonheur. De toute façon c’est mon avis.
Une activiste antiraciste d’Oldenburg